Chez Damia Bouic

Marsrovers Images V4.0

Aucun commentaire • Expédié le 25 mars 2009 à 23:31 dans AstronomieMars

Un certain temps sans poster quoi que ce soit ici, des problèmes avec mon serveur (trop de fichiers, raaaahh).

Enfin bon, tout ça pour dire que la V4 de mon premier site, Marsrovers Images va être envoyée demain.

Une petite pub façon Apple (je n’ai pas pu m’en empêcher ;)) :

Donc voilà, rendez-vous demain 😉 .

Les mondes de Saturnia

Aucun commentaire • Expédié le 10 mars 2009 à 20:32 dans AstronomieCapharnaüm

Depuis un certain temps, je conserve des informations, des données parcellaires sur un système solaire exotique. Je crois qu’il est temps d’en délivrer une partie (il me reste encore des quantités considérables de données à restaurer, retrouver, recréer).

Ici, un document relatant l’historique des découvertes de Satrinia :

Un article de Ciel&Espace datant de 2018 :

La toute première vue de Saturnia, alors encore dénommée « HIP 21010d », prise par l’Exo-Earth-Imager :

Et des documents vraiment très précieux, les originaux des Exocartographies de l’époque montrant les premières cartes de Saturnia2, Saturnia3 et Saturnia4.

D’autres documents devraient pouvoir être mis en ligne.

« Où est le Nord? »

Aucun commentaire • Expédié le 18 février 2009 à 19:24 dans AstronomieCapharnaümRotterdamUrbanité

Question existentielle que je me pose en même temps que mes bagages.

Depuis mon studio, j’avais encore une idée assez abstraite de où est le Nord. Rien de plus simple que de coller l’indication dans les airs 😀 .

Rotterdam by night

3 Commentaires • Expédié le à 17:09 dans AstronomieRotterdamUrbanité

Hier soir (enfin plutôt ce matin très tôt entre 0h et 1h), petite sortie pour prendre quelques photos nocturnes. Voilà le résultat.

Panoramique sur le Willemsbrug (prononcer « villemsbrurr » 😉 ).

Folie des grandeurs? En tout cas, ce bâtiment s’amuse à enjamber un pâté de maison entier!

Le fameux Pont Erasmus, aussi iconique que l’est la Tour Eiffel pour Paris.

Close-up (remarquez les cheminées d’usines) :

Et allons sur le Willemsbrug.

Et prenons un panoramique sur la ville. Les astronomes remarquerons la constellation d’Orion qui se couche, à droite de l’image, ainsi que l’amas des Hyades et des Pléiades. 

Lune et bâtiment : HDR et tone mapping

Aucun commentaire • Expédié le 8 février 2009 à 21:02 dans AstronomieRotterdamUrbanité

Une seule image aujourd’hui depuis Rotterdam, avec la Lune se levant derrière un immeuble proche. J’ai employé une technique HDR tone mapping. Donc il y a eut d’abord quelques retouches dans Gimp histoire de recaler la position de la Lune. Ensuite, addition dans KIS (Keith’s Image Stacker), et reprise du fichier dans Gimp avec courbes pour le tone mapping et niveaux. Et ça donne ça, avec un immeuble bien exposé, les lumières intérieures aussi, les nuages ainsi que les détails lunaires.

Macam + Keith’s Image Stacker : où comment faire de l’imagerie planétaire sous Mac?

6 Commentaires • Expédié le 29 janvier 2009 à 20:29 dans Astronomie

L’intro

Etant sous Mac, et étant passionné d’astronomie (nooooon, on n’aurait pas remarqué 😀 ), j’ai un peu galéré pour pouvoir faire de l’acquisition webcam avec le système à la Pomme. C’est pour ça que je vous fait ce petit tutoriel qui permettra à ceux qui veulent -enfin!- faire de l’imagerie astro sans avoir besoin de basculer sur le système à la Fenêtre. C’est en fait le tutoriel que j’aurais bien aimé trouvé lors de mes galères.

Tout d’abord, pour l’acquisition webcam. Car, si sous Windows la plupart des webcams sont supportées, il en est autrement pour Mac. Par exemple, la Philipps Toucam Pro (la 1, la 2 et la 3 mieux connue sous le nom de SPC 900) dont les pilotes n’ont même pas été développés. Alors comment qu’on fait? J’arrive 😀 .

Deux solutions existent : l’une est payante et l’autre pas. Je vous ferais grâce de la solution payante qui va vous mener à d’abord acheter le pilote et acheter un logiciel qui ne fonctionne qu’avec le pilote.

La solution gratuite se nomme : MACAM! Un « petit » logiciel simple à utiliser. Vous le trouverez ici : http://webcam-osx.sourceforge.net/ et je ne saurais que vous recommander chaudement d’aller voir les CVS build (qui sont des versions de développement intermédiaires) qui se trouvent à cette adresse : http://sourceforge.net/project/showfiles.php?group_id=44375&package_id=176091

La dernière version -0.9.2- fonctionne parfaitement sous Mac OS 10.5 Leopard avec toutes les caméras Philipps 🙂 .

Ensuite, pour le traitement, nous allons travailler avec le Keith’s Image Stacker (que nous appellerons KIS par commodité et parce que ça le fait d’utiliser des acronymes 😀 ). Téléchargeable ici (au juste, vous ai-je dit que nous travaillerons sur des logiciels anglais?) : http://keithwiley.com/software/keithsImageStacker.shtml

C’est bon? Vous avez vos DMG de montées? Et les applications glissées déposées dans votre dossier d’applications? Eh beeh, vous attendez quoi? 😀

Nous sommes partis!

1 – Macam, le plus amusant

Tout d’abord, familiarisons nous avec l’interface de Macam.

En 1, nous avons accès aux préférences -en 2– du logiciel. Elles permettent de régler certains paramètres d’acquisition, le format d’enregistrement, la vitesse, etc. Pour faire quelque chose de correct en astro, il faut choisir d’enregistrer en « raw » via le menu déroulant « Raw (uncompressed) ». Faire glisser le curseur à son maximum vers la droite. Ainsi, chaque image de la vidéo ne sera pas compressée et sera donc telle qu’à l’acquisition.

En 3, la fenêtre d’acquisition. Avec de gauche à droite : le lancement ou l’arrêt de la lecture du flux vidéo, l’enregistrement d’une seule image, l’enregistrement d’une vidéo et l’accès au panneau de réglages (flèche noire). Tout en bas de ce panneau, et disponible que quand la lecture du flux est stoppée, la cadence d’acquisition. La mettre à 5 fps, car des cadences supérieures dégradent la qualité des images.

Voilà, nous connaissons notre logiciel. Tout est prêt, le télescope mis en station, la webcam branchée et vissée sur une cible et visible dans la fenêtre d’acquisition? Nous pouvons cliquer sur cet icone :

Pour le temps d’acquisition, on ne peut pas le régler de façon précise. Le seul conseil que je donne est de regarder l’horloge en haut à droit de la barre de menus, ou mieux, un chronomètre. Mais sachez que pour une minute de vidéo, vous aurez 300 images. Quand le temps d’arrêter l’enregistrement vidéo, un second clic sur l’icône suffit pour l’arrêter (à ce moment là, vous aurez un lecteur qui apparaîtra, pratique pour contrôle le résultat).

2 – KIS, ou l’astro bien au chaud

Vos vidéos sont par défaut enregistrées sur le bureau, première chose à savoir.

Seconde chose à savoir, quand on ouvre KIS, il ne se passe rien d’autre que son irruption sur le dock et dans la barre de menu. Pour importer les images d’une vidéo, rien de plus simple : on glisse et on dépose comme ça (l’exemple de notre tuto sera une vidéo de Venus) :

Et une petite fenêtre s’ouvre.

En bas à gauche sont indiquées le nombre d’images constituant la vidéo. A droite, 4 boutons.

– Accept : permet d’accepter l’image visible dans le fenêtre (et le logiciel passe à la suivante), ça peut être assez répétitif, c’est pour ça que je conseille de faire :

– Accept All Remaining : permet d’accepter TOUTES les images de la vidéo.

Et puis « Reject » et « Reject All Remaining » c’est l’opposé : refus de l’image ou des images de la vidéo (et donc de la vidéo).

Un conseil, pour éviter d’apporter des images trop grandes dont on ne voudra traiter qu’une partie : on peut sélectionner la zone à importer, en dessinant un simple rectangle de sélection dans la fenêtre.

Une fois que vous avez accepté tout (ou une partie) de la vidéo, KIS bosse (apparition d’une barre de progression) et vous devriez tomber sur deux fenêtre comme ceci (à redimensionner et/ou réordonner si nécessaire) :

La fenêtre de gauche montre une planche qui expose toutes les images de la vidéo. Toutes? Pas tout le temps car on voit parfois apparaître un « MORE -> ». On peut voir les « planches » suivantes en faisant « alt+( » ou « alt+) » (en fait, les accolades « {« , « } » ). Et un seul survol de la souris suffit à faire défiler les images dans le « Frame Inspector », à droite. Vraiment pratique quand on veut inspecter rapidement les « frames ».

Quelques commandes essentielles à connaitre pour se servir parfaitement de ces fenêtres :

Cmd+A sert à tout sélectionner ;

Cmd+D à tout désélectionner ;

Un clic sur une « frame » la coche et l’élimine du programme de traitement ;

Shift+Clic sert à sélectionner UNE image.

 

La première phase sera d’aligner les images. KIS offre différents niveaux de souplesse et de solutions pour l’alignement, en fonction de la qualité d’alignement d’origine des images de la vidéo.

Mais tout d’abord, cherchons une image de « référence », qui devra être celle qui servira de référence à logiciel. Une fois que vous l’avez (par survol de la souris simplement), pressez la touche « R » de votre clavier et elle partira dans le coin supérieur gauche de la fenêtre des « frames ». Faites « shift+clic » pour que l’image reste dans l’inspecteur de frames. Tracez un rectangle de sélection autour de l’image de votre planète (Saturne, Jupiter, Mars ou bien ici, Vénus).

Soyez un peu large, mais pas trop.

Maintenant, sélectionnez TOUTES les images de la vidéo, ou bien seulement celle qui vous intéressent, ou vous semble être de meilleure qualité. En tout cas, votre fenêtre de frames devrait ressembler à ça si vous avez tout sélectionné (images bordées de jaune) :

Voici la partie la plus ardue. Il s’agit de demander au logiciel d’analyser les image et de les aligner par rapport à l’image de référence. Pour cela, je vous parlais des « solutions » d’alignement. On les « invoque » via les touches du clavier numérique, de 1 à 8.

La méthode via le 1 est recommandée pour les images mal alignées, avec un mauvais suivi, quand ça dépasse 15 pixels.

Celle du 2, du 3 pour des images qui bougent moins, entre 15 et 5 pixels.

La 4 permet de préciser l’alignement, et d’une manière générale aligne des images dont le bougé est faible.

La 5 est comme la 4 mais plus lente (et donc plus efficace).

Les 6, 7, et 8 sont des méthodes qui incluent la rotation de l’image. A éviter sur des images planétaires.

Donc nous allons plutôt utiliser les méthodes 1, 2 ou 3.

Êtes-vous prêt à aligner? OUIIIIIII. Bon, si vous insistez 😉 .

Pressez la touche 1 par exemple, et ensuite, cliquer sur n’importe quelle image dans la fenêtre des frames. Et oh oh! Ça travaille (apparition d’une barre de progression et clignotement des bordures des miniatures). Le logiciel analyse les images et les aligne. Vous pouvez suivre la procédure dans l’inspecteur de frames.

Une fois qu’il a terminé, on revient à notre espace de travail. Il est temps maintenant de faire l’empilement des images (ou « stacking »). Pour cela, rien de plus simple : aller dans Opérations>Stack all included frames, comme ici :

Laissons le travailler, et une nouvelle fenêtre apparait : le « frame stack ».

C’est sur cette image que nous allons travailler. Augmentation de la netteté, du contraste, etc.

Nous n’allons nous pencher que sur l’amélioration de la finesse, accessible via deux traitements : « Unsharp mask » ou « Laplcian Pyramid Sharpen » accesibles via « Operations » dans le menu.

Pour voir le résultat d’un traitement sur un partie de l’image située dans « frame stack », il faut tracer un rectangle de sélection. Pour « Unsharp Mask », il faut savoir manipuler le « radius » et « l’intensity » qui vont respectivement commander à la surface de travail du renforcement de contraste, et son intensité. Je conseille de fixer le radius à 1.2 ou 1.1, et de jouer sur intensity.

Pour le « Laplacian Pyramid Sharpen », il y a plus de réglages accessibles, mais c’est un algorithme différent qui peut donner de meilleurs ou de moins bons résultat que l’unsharp.

Ici aussi, sélection dans le petit cadre pour voir le résultat. Les curseurs de réglages vont du plus fin au plus gros, de haut en bas. Généralement, il faut que le plus fin soit le plus intense, les suivants devant suivre une sorte de décroissance, comme ici :

Après, c’est à vous de faire des tests, de regarder quel algorithme convient le mieux, quelle est la meilleure recette etc. 😉

 

C’est bon? Vous êtes satisfaits de votre travail? Il est temps de l’enregistrer sur le disque dur.

Je recommande de sauver en 32-bit Pict, qui est un format qui sera lisible dans Aperçu.

 

Le logiciel Aperçu vous permettra par la suite d’enregistrer dans un format plus courant comme du Jpeg ou du Png (je recommande le PNG qui conservera un max d’infos sans être très lourd).

Le mot de la fin, pour le fun

Et voilà, vous venez de faire vos premiers pas en imagerie astro sur Mac. Vous voyez, ce n’est pas si sorcier que cela 😉 . Alors? Qui qui disait que Mac et Astro étaient incompatibles 😀 ?