Étui pour synthé – Phase 2

Aucun commentaire • Expédié le 23 février 2026 à 16:00 dans Doctor WhoImpression 3DNot A One Day Build

Avant toute chose

L’an dernier j’avais publié un article sur la construction d’un étui pour mon synthé, et comment je m’étais dirigée vers une esthétique TARDIS, même si celle-ci ne sautait pas franchement aux yeux.

J’ai profité d’une période de calme la semaine dernière pour reprendre cet étui et y ajouter un élément incontournable de son esthétique : la plaque située sur sa porte gauche, qui sert de petite porte pour le téléphone qui est dedans (sauf qu’ensuite le Docteur demandera à ce que le téléphone soit accessible depuis l’intérieur). Je vais m’attacher à reproduire cette plaque, mais avec quelques petites modifications car mon étui ne va pas abriter un téléphone mais un synthé.

Extrait d'un épisode de Doctor Who, l'épisode The Church on Ruby Road, avec le Docteur, incarné par l'acteur noir Ncuti Gatwa, qui s'apprête à rentrer dans la TARDIS tout en saluant quelqu'un hors cadre et derrière lui. Il a la main sur la poignée métallique. Sur l'autre battant de la porte, à gauche, on peut bien voir la plaque intitulée POLICE TELEPHONE et le reste de son texte.

Voici ma version de cette plaque, fait sous Inkscape, et donc vectorisée.

Texte du TARDIS modifié. Blanc sur noir, police mélange de Futura et de Din, tout en majuscule. En anglais, ça commence par : Keyboard, Free for use of Public, Music & Sounds obtainable immediately, Players & crew respond to urgent songs, Pull to Open.

Mon intention au départ était de faire appel à une entreprise locale spécialisée dans la découpe laser pour obtenir un jeu de lettres que j’aurais pu disposer sur une planche en bois peinte en noir. Ou sur une plaque de PVC noir. Peu importe. Pour apprendre que pour une découpe laser, les petits caractères allaient être compliqués à obtenir car le I par exemple fait à peine 2mm de large. Je dois donc changer mon fusil d’épaule et trouver une autre solution.

Cette autre solution viendra avec mon imprimante 3D, qui permettra une impression de toutes les lettres. Il ne me manquait quelques éléments supplémentaires pour m’y mettre sérieusement. De la peinture bleue, la même que j’avais utilisé avant. C’est de la peinture pour carrosserie sous forme de bombe. C’est dans un Norauto que je fini par en trouver. J’achète aussi de la peinture noire et blanche, de la colle dite « glycéro » pour une bonne tenue et un bon pouvoir couvrant. Enfin, une autre bombe, de vernis transparent, une laque quoi, pour verrouiller le résultat final.

Deux bombes, l'une de peinture bleue métallisée dédiée pour l'étui et la couleur TARDIS, l'autre pour le dépôt d'un vernis transparent. Plus bas, deux petits pots de peinture laquée noir et blanc. Le tout est posé sur l'étui dont peut voir la poignée de transport chromée.

Avant tout ceci, j’avais changé les loquets, ou fermoirs, car les précédents ne correspondaient pas à cette esthétique « coffre » que je voulais. J’en trouve et les remplace. Et ça donne bien mieux.

Loquet de fermeture brillant (ou chromé) vissé sur la fermeture. Il a l'allure d'un loquet qu'on trouverait sur un étui d'instrument de musique du commerce. Derrière, un peu dans le flou, un des anciens support des anciens loquets, qui ont été ôtés, laissant place à des petites zones de bois non peintes.

Vous constaterez que derrière se trouvent deux pièces de bois qui servaient de supports aux anciens fermoirs, surtout pour les vis qui risquaient de forer de l’autre côté. Ceux-ci seront enlevés, il faudra repeindre par dessus.

Vue à peu près identique, sauf que cette fois-ci le loquet fait face au ciel. Les pièces de bois servant de support aux anciens loquets ont été enlevées, révélant une zone de bois non peinte plus large. Les trous qui servent de passage aux vis sont visibles dans ces zones, qui ont été par ailleurs poncées pour les préparer à la peinture.

Du bois

Je m’attèle désormais à faire le support et le cadre. Je n’aurais pas d’autre choix que d’utiliser des lamelles en bois aux bords arrondis, car je n’en trouve pas aux bords durs. La plaque sera du contreplaqué 5 mm. Découpe, ajustements, papier de verre tout ça. Disposition pour voir. Car c’est là que sera posée cette plaque.

Test de disposition des différents éléments constituant la plaque TARDIS, qui forme presque un cadre photo, mais sans photo

J’imprime sur papier A4 le texte de cette plaque pour le mettre dans le contexte. Afin d’avoir un premier sentiment et une prévisualisation du résultat final.

Sur le dessus de l'étui sont disposés des tasseaux fins qui forment un cadre autour d'une petite planche de bois, recouverte par un papier imprimé du texte TARDIS modifié

Je marque les positions des divers éléments, et il est temps de coller le cadre. Pas le fond car j’en aurais besoin. Vous connaissez la chanson : colle à bois et séchage d’une journée.

La même scène, sans le papier imprimé, avec le pot de colle à bois et un pinceau plat. Tout est prêt à être collé, sauf la plaque centrale.

Le cadre a été collé, il est maintenant sous presse avec du tissu, une planche de bois aggloméré mélaminé blanc, mes deux contrepoids de télescope et un pot rempli de petites billes de verre

Du PLA

Le gros du sujet : le lettrage. J’avais déjà fait l’extrusion 3D du fichier vectoriel. Les lettres feront 1 mm d’épaisseur. Ça peut sembler faible mais ce sera vraiment visible.

Le texte TARDIS modifié en lettres 3D dans une fenêtre du logiciel Blender. Les dimensions qu'on peut lire à droite indiquent 184 mm de large, 224 mm de long pour 1 mm d'épaisseur

Et importation dans la découpeuse pour impression.

Le texte TARDIS modifié dans le logiciel dédié à l'impression 3D déposé sur une représentation visuelle de la plaque d'impression de la marque Elegoo

Allons-y !

Mon imprimante 3D qui imprime le texte TARDIS modifié. On peut voir qu'une bonne partie des lettres est déjà formée.

C’est quand même un drôle de sentiment de voir sous ses yeux un objet se construire après l’avoir vu qu’en 3D dans mon ordinateur. Au passage, j’ai du annuler la première impression car il y avait un gros problème : la hauteur de la plaque était inconsistante et les pièces n’adhéraient par correctement au support, ce qui a conduit à leur arrachage durant le process. J’ai donc du refaire la mise à niveau, la calibration tout ça. Le deuxième jet sera définitif avec des lettres tenant fermement au support. J’ai même mis de la colle « spéciale » (en fait juste de la colle en bâton d’écolier) pour être sûre et certaine de l’adhérence.

Puis, 1h30 plus tard, l’impression se termine. Je suis bluffée par le résultat. Ouiii y a quelques imperfections de ci et de là mais c’est peu visible. C’est grisant. J’ai pas envie d’y toucher. C’est trop beau !

L'impression est finie, les lettres du texte sont désormais existante sur forme de plastique.

Zoom sur la partie centrale des lettres, qui brillent sous une lumière tamisée, révélant le tracé de l'impression filaire dans les lettres

(suite…)

Quand je faisais de l’argentique (jetable)

Aucun commentaire • Expédié le 13 février 2026 à 17:43 dans PaysageUrbanité

Récemment, j’ai passé en revue un bon paquet de photos de famille et dans le lot, des photos que j’avais prises également, avec un simple appareil photo jetable. C’était la bonne époque ça, on voulait tout faire jetable. Mais c’est fini, n’est-ce pas ? On a fini par comprendre qu’il faut faire durer les choses, les réparer, et l’importance de pouvoir archiver et posséder nos médias. Non ? Comment ça ?

Quoiqu’il en soit, ça tombe quand même sous l’onglet « j’ai fais de la photo argentique« . J’ai pu numériser tout ça. Enfin, « tout ça ». L’équivalent d’une pellicule.

C’était lors de l’été 2004. Mois d’Août ? Je crois. A Saint-Julien-les-Martigues, j’ai passé un superbe été sous le toit de la maison familiale de feu mon grand-père, ainsi que mes oncles et tante.

J’avais emporté dans mon sac un appareil photo jetable, et j’avais l’intention de surtout photographier du paysage. Et comme j’étais en pleine obsession maladive pour ces sondes robotisées qui s’étaient posées sur Mars plus tôt dans l’année, avec un dossier que j’avais commencé à écrire et à alimenter en images, je me prenais un peu aussi pour un rover et je voulais faire des panoramas. Mais attention à gérer le nombre de poses correctement.

Allez, les photos. Il y en a pas beaucoup, car ce sont des panoramas. Ceux-ci attendaient depuis 21 ans qu’ils puissent être assemblés. Et je les présente tels que j’aurais aimé les voir il y a 21 ans, comme des panoramas issus des caméras des rovers Spirit et Opportunity, avec les bordures noires.

Ici, panorama 360°, le premier que j’aie fait de ma vie, et le seul que j’aie jamais fait avec un appareil photo argentique. C’est à Saint-Julien-les-Martigues, au sommet de la colline près de l’Ancien Moulin de Saint-Julien, dont les murs cylindriques en pierre calcaire forment les extrémités de l’image. J’avais adoré cette vue. Tout comme j’avais adoré arpenter la colline comme si j’étais Spirit qui arpentait les collines Columbia sur Mars.

Panorama complet sur 360°, de plusieurs photos assemblées entre elles, qui montre un paysage de garrigue typique, la méditerranée en fond quand celle-ci n'est pas cachée par quelques collines de pins. Le Soleil est écrasant, les couleurs sont vives, on pourrait presque sentir la chaleur de cette journée d'été. Quelques lignes électriques de THT hantent le site jusqu'à l'horizon.

Marseille. La Cité Phocéenne s’offrait à mon regard dans son intégralité pour la première fois dans ma vie. C’était une vision extraordinaire pour moi, petite bergeracoise qui n’a jamais vu la splendeur d’une telle ville.

J’ai pu exécuter deux panoramas. L’un face au Soleil de cette brillante fin de journée, avec la Côte Bleue. Et l’autre, montrant les collines situées à l’Est de la ville, dont une colline qui était encore pour moi encore anonyme, mais qui sera mon lieu favori sur cette planète les années à venir : le Mont Puget.

Panorama de 3 photos sur la ville de Marseille vue de Notre Dame de la Garde, avec le Soleil qui décline sur l'horizon, se reflétant fortement sur la mer. La ville est devant nous, en contrejours multiples de découpes de bâtiments, bordée par des collines plus loin et le trait de la Côte Bleue

L'Est Marseillais vu depuis la Bonne Mère, qui montre son océan de bâtiments couverts de tuiles ocres et autre immeubles plus récents, plus éloignés. Imperturbables, les collines, pareilles à des montagnes, semble contenir ce raz-de-marée urbain. Celle située plus au Sud présente ses immenses strates calcaire et sa forme étagée. C'est lui le Mont Puget.

Enfin, on termine ce petit tour de Provence par une vue sur Toulon. Ville que j’ai trouvé moins resplendissante, à titre personnel.

La ville de Toulon depuis l'intérieur des terres, vision tournée vers l'extérieur où l'on voit la mer, et des collines à droite et à gauche. Devant nous, les végétation provençale mélange de petits arbres et grandes herbes.

Et en guise de scène post-générique post-scriptum, une photo de mon premier télescope, un SkyWatcher 130/900 sur monture EQ2, avec une petite motorisation un axe. Je l’avais déjà décoré de ces triangles jaunes dont j’avais fait mon outil visuel. Outil dont je me sers toujours à l’heure actuelle par ailleurs.

Mon télescope assemblé sur sa monture, dans ma chambre, dont on ne voit qu'une toute petite partie, devant la porte grande ouverte, dévoilant le couloir. Sur mon télescope des triangles jaunes autocollants colonisent le tube optique. Sur le mur à gauche, quelques photos de galaxies côtoient des photos de Saturne.

Caisson pour imprimante 3D

5 Commentaires • Expédié le 18 janvier 2026 à 17:13 dans Impression 3DNot A One Day Build

Car cela devait arriver, fatalement. J’ai une imprimante 3D. Le modèle ? Une Elegoo Neptune 4 Plus, achetée en profitant des soldes de fêtes de fin d’année, donc une fraction du prix d’origine. Une belle bête avec un joli volume d’impression de 32 x 32 x 38.5 cm. Soit presque 40 cm de haut ! Avec ceci je pourrais imprimer des casques intégraux par exemple. Comme celui d’un Cybermen et je pourrais convertir toute la Terre. AHAHAHAHA.

En attendant, je ne pouvais pas me permettre de laisser cette imprimante 3D à l’air libre, avec les poussières, les poils de chats, les courants d’air et les grosses variations d’humidité. L’humidité étant la véritable ennemie des filaments, que ce soit le PLA, le PETG ou l’ABS.

Donc c’est l’occasion de faire une sérieuse construction : une enceinte d’isolation hygrométrique. Ou caisson. C’est pareil. A peu près. Non ?

Pas mal d’inspiration depuis Adam Savage car il a fait un superbe caisson tout en plexiglass. Au départ, c’était un peu mon intention, des panneaux de plexiglass rigides, rivetés sur des barres en alu profil carré de 20mm. Comme ici, sur cette modélisation 3D.

Rendu en 3D depuis Blender montrant dans les grandes lignes le caisson d'isolation, genre de gros parallélépipède dont les arrêtes sont constituées de barres d'aluminium, les faces sont transparentes car constituées de plexiglass, l'avant est ouvert pour laisser la possibilité d'installer une porte, qui est montrée comme un panneau de plexi flottant. L'ensemble repose sur une table basse rouge aux pieds épais. Dessus, un cylindre représente l'emplacement du rouleau de filaments.

On est sur un caisson aux dimensions assez imposantes : 578 x 650 x 750 (mm). Celui-ci reposera sur une base, faite maison également, dont j’ai l’intégralité des matériaux par ailleurs. La porte je l’imagine tenue par une charnière piano et l’étanchéité réalisée par le rôle conjoint d’un … joint d’isolation thermique et d’un loqueteau magnétique. Le reste de l’étanchéité du caisson, sans doute une colle ou un truc du genre. Et bah vous serez étonné.e.s par la simplicité de la réalisation de cette dernière.

En attendant :

Partir sur de bonnes bases. Une base en l’occurrence.

Avant de commencer à s’enjailler sur le caisson, il serait bon de pouvoir le disposer sur une petite table basse afin de l’accueillir, et avoir l’imprimante pas trop haute ni trop basse.

Voici le matériel à ma disposition :

Et en photo.

Une planche rouge rectangulaire, posée sur la tranche, contre le pied de mon bureau, avec au sol juste devant 4 poutrelles en bois de profil carré, et les vis qui serviront à l'assemblage dessus.

Bon, il est temps de sortir la perceuse et d’y aller.

Un trou.

Détail sur un coin de la planche rouge montrant un trou impeccable pratiqué dans un angle.

Puis un autre, fait avec un forêt Forstner, que je peux enfin mettre à profit. Ça va permettre de « couler » la tête de vis dans le bois.

Un des trous de cette planche, avec un agrandissement de son entrée, réalisé par une mèche Forstner 15mm qu'on voit posée à côté

Et puis les 4 pieds sont aussi perforés.

Les 4 poutrelles de profil carré, ou futurs pieds de la table, perforés en leur centre

Assemblage. Ça tient, on peut passer à la suite.

La table qui va accueillir le caisson et l'imprimante 3D, assemblée, posée sur ses 4 pieds, avec un léger déport en avant de la planche rouge

Des barres ! En alu.

C’est l’histoire d’une meuf qui a horreur du travail du métal. J’ai déjà coupé du métal par le passé. C’est chiant. Ça coince. Ça grippe. Ça part pas comme on veut. Mais je me disais : «Attends si ça se trouve l’alu ça va être cool.» Le foreshadowing tout ça.

Je me décide enfin à couper ces barres en alu. J’en ai 6 de 2 m chacune. 12 sections à produire.

Tout d’abord faut faire les traits de coupe et suivre le plan de coupe. A la lettre.

Deux pages intérieures de mon cahier de croquis détaillant le plan de coupe du multiglass et le plan de coupe des poutrelles en aluminium. Dessus sont posée règles en ruban et stylo feutre pour disposer les marquages sur l'une des poutrelles, posée juste en dessous, et dont on ne voit qu'une partie

Et vous avez vu l’erreur ? Si si, regardez attentivement. Revenez plus haut où j’annonce les dimensions du caisson. Maintenant regardez le plan de coupe. Vous l’avez maintenant ? Parce que moi, je l’avais pas du tout. Mais alors : pas du tout.

Et donc, je coupe.

Détail sur l'une des nombreuses coupes à la scie à métaux manuelle montrant l'aluminium coupé en deux, avec un peu de poudre métallique autour

Et ça se coupe bien. Avoir une lame toute neuve aussi, ça aide, je ne vous le cacherait pas. Par contre, sur plusieurs coupe : ça dévie. Et parfois même sévèrement, de plusieurs millimètres.

Mais cela ne me décourage pas, même si ça fait souffler quand même…

Etabli en bois qui semble avoir bien vécu au vu des traces de peintures et de coupes, qui sert de support au débitage des différentes poutrelles en aluminium. Celles qui sont terminées sont stockées plus loin

Travail en cours sur l'établi situé sur la terrasse. Les poutrelles coupées sont presque finies. Sur la partie droite de la planche sont disposées les chutes.

Voilà les 12 sections, posées en groupes, sur le carton de l’imprimante 3D, toujours dans son emballage.

A l'intérieur, je regroupe par 3 groupes de longueurs les poutrelles. A gauche on peut voir la planche en contreplaqué qui servira de porte. Sous les poutrelles, la grosse boite en carton qui contient l'imprimante 3D, marquée du logo d'Elegoo

(suite…)

Meilleurs Vœux 2026

Aucun commentaire • Expédié le 1 janvier 2026 à 00:18 dans AstronomieCapharnaümPaysageSoleil

Dessin numérique de paysage crépusculaire, sur lequel est appliqué un léger filtre bruité, ce qui donne un petit effet rétro. Le texte Meilleurs Vœux 2026 est dans le ciel, incliné vers la droite, chaque lettre évoquant les phases d'une éclipse. L'éclipse est totale sur le O de Vœux, avec un anneau de diamant et la couronne solaire visible. Mon logo, lettre d et b, est disposé à gauche en bas.

L’année 2025 se termine.

Une année qui fut moins productive que la précédente, mais qui aura quand même été intéressante. Du moins, tout dépends sous quel angle on aborde les choses…

Point de vue météo, cette année fut marquée par un néant absolu en terme d’activité orageuse photogénique. Aucune des quelques sorties que j’ai pu faire n’a donné de résultats. Cette région aussi, en marge de Périgueux, n’offre pas non plus une panoplie de points de vue intéressants et accessibles.

Point de vue astro, quelques beaux phénomènes quand même, avec notamment et surtout l’éclipse partielle du 29 Mars, où j’ai pu tester en conditions réelles une partie du protocole que j’appliquerai cette nouvelle année 2026, en Espagne, le 12 Août. J’en toucherai quelques mots plus bas.
Une occultation de l’amas des Pléiades aura aussi constitué une belle surprise peu de temps après !

Cette dernière année, 2025, aura vu aussi passer les 20 ans de mon site Marsrovers Images. Je compte faire un article dédié à ce sujet, pour mettre à jour notamment les évolutions de design et de contenu de ce site web qui désormais tient plus de l’archive qu’autre chose.

J’accueille dans mes outils de production une imprimante 3D, un genre de cadeau de Noël que je me fais à moi-même, qui me permettra d’avoir de nouvelles possibilités et de nouveaux horizons. C’est un sujet encore neuf pour moi. Un article sera fait concernant la construction d’un caisson d’isolation hygrométrique, indispensable pour avoir des impressions de la meilleure qualité possible. Au moment où je tape ces mots, ce caisson n’est pas encore achevé, mais il va l’être bientôt. Pour la petite note, l’imprimante 3D de mon choix est une Elegoo Neptune 4 Plus, avec un joli volume d’impression d’environ 30cm de côtés (environ).

Le visuel de cette carte de vœux pour cette nouvelle année 2026 n’est pas un hasard, car je compte partir en Espagne durant la semaine de l’éclipse, et vivre pour la première de ma vie ce phénomène mystique pour moi. L’occasion pour moi de dévoiler le badge de mission associé. Car oui, j’envisage ceci comme une vraie mission spatiale !

Badge circulaire, au bordures aux couleurs du drapeau espagnol. Dans la bordure est écrit : Eclipse totale espagne 2026. A l'intérieur du cercle, une carte de la péninsule ibérique avec le tracé de l'ombre lunaire, symbolisée par une représentation schématique de l'éclipse totale. Juste dessous est écrit 12 de agosto.

J’aurais avec moi mon 200/1000, ainsi que mon 70D. Mais il me faudra aussi avoir d’autres dispositif de prise de vue, et un protocole vraiment en béton à l’instant crucial. La totalité ne durera même pas 3 minutes, ça va vite passer.

Bref, beaucoup BEAUCOUP d’attentes pour cette éclipse totale de Soleil, que je planifiait dans ma tête il y a déjà 20 années de ça ! Donc sachez que d’ores et déjà, le 12 Août 2026, et la semaine associée est réservée, bookée, bloquée, tout ça.

Logo d'une personne qui jette le logo d'OpenIA dans une poubelle

Vous voyez ce logo ci-dessus ? C’est ce que l’on devrait faire d’OpenIA et du reste des entreprises qui ont lancé leurs précieux LLM. Cette année 2025 aura été marquée par l’essor des IA génératives (ChatGPT, Grok, Gemini, Sora et j’en passe et des plus pires). A mon grand désarroi j’ai vu dans ma propre ville des affiches dont les fonds étaient tous IA générés.
L’IA générative est le grand fléau de notre époque, fléau qui écrase tout. Il vole les artistes, pille les librairies, les vidéastes, les musicien.ne.s. Il répands une esthétique fade, standardisée. L’IA générative c’est l’offre d’une prison sans saveur pour esprits aliénés par le capitalisme. C’est un monde de pollution et de saccage environnemental tant les besoins en énergie et en territoire de ces artifices sont énormes.
L’IA générative c’est la mort. La mort par étouffement. Par la désinformation. Par l’appauvrissement intellectuel.
Je refuse catégoriquement cet « outil » dont de plus en plus dans mon quotidien on me parle, pour tenter de me convertir à ce monde.

Si je devais avoir un seul souhait pour 2026 ce serait le suivant : que vole en éclat l’IA générative et tout son cortège macabre.

Merci de m’avoir lue,

Meilleurs Vœux pour 2026
Damia Bouic

Un étui pour mon synthé

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Un article que je devais faire depuis longtemps.

Un article qui va être assez long car : beaucoup de photos (43). Donc je vais essayer de faire une mise en page pas trop rebutante.

Les photos ne sont pas d’une qualité extra car faites avec l’apn de mon ancien smartphone (un Redmi A1 vraiment bof). Mais j’ai rien d’autre. Je compte faire de meilleures photos avec mon réflex cela dit, d’autant que -breaking news-, l’étui n’est pas : fini 😀

Avant de commencer

Je veux un étui qui ne soit pas trop compliqué à fabriquer. Mais aussi pas trop cher. Donc je vais devoir me tourner vers des matériaux dits « pauvres » : du pin et du contreplaqué. Je le veux aussi le plus léger possible. Donc la structure va devoir être importante.

Au final, je choisi de partir sur un étui composé de tasseaux de 20mm, carrés. Ceux-si me serviront dans les angles où sera collé les planches qui constitueront la paroi de l’étui. Et ce sera du contreplaqué de 4 mm. Oui, si fin ! Et vous verrez, ça vaudra le coup.

Donc faisons des croquis :

Page d'un cahier avec croquis de principe de l'étui, qui sera assez longiligne, un peu comme une malette allongée, avec une poignée et une bandoulièreDouble page des plans de coupe des différents élements composant l'étui. Tasseaux carrés, planches de contreplaqué, avec les fournitures, les longueurs, etc.

Les dimensions de l’étui ne sont pas compliquées : 100x30x10mm. Ce sera un faible profil, assez long. Et bien suffisant pour mon synthé, et mes accessoires. Enfin, sur le papier en tout cas !

Allez on coupe !

Et donc je pose mon établi dehors et je découpe mes fournitures. Ici les planches.

Sur l'établi. Planches de contreplaqué fin (4mm). Deux grandes planches, deux plus étoites, et deux plus petites. La scie sauteuse qui a permis ce travail reposé à côté, lame en l'air, à côté d'un serre-joint

Et les tasseaux !

Des tasseaux coupés précisément. On en dénombre 3 groupes de 4, des plus grands aux plus petits

Je m’empresse de poser quelques tasseaux sur l’une des planches, qui constituera le couvercle ou le fond. Oui, ça va le faire !

Test rudimentaire d'assemblage en posant simplement 4 tasseaux au bord d'une planche qui constituera le fond ou le couvercle, peu importe.

Planches : assemble !

Bon, si t’as pas perçu la réf à Marvel, c’est pas grave hein.

Car ce qui va être le plus long en fait, c’est l’assemblage. Je compte tout faire à la colle à bois. Je ne veux aucun clou et aucune vis dans mon étui (sauf pour les éléments d’articulations et de fermeture, évidemment). Et ça va être long car il faut attendre que ça sèche.

Je fais ici un petit test pour voir si tout empilé, mon synthé peut passer. Et ça rentre. C’est au chausse-pied, mais ça rentre !

Premier test avec le synthé pour vérifier s'il rentre bien. Il est posé sur le fond, avec d'autres tasseaux en angle perpendiculaire sur le rebord qui permettent de voir qu'il y a la place. Rien n'est collé pour le moment.

Et c’est parti pour les jours de colle !

Colle – Jour 1

Donc tout d’abord, je colle les plus grandes faces, qui constitueront les futurs fond et couvercle de mon étui.

On commence à coller les éléments ensemble à commencer par le fond. 3 des 4 tasseaux sont collés, le 4ème va être aussi collé (on voit la colle à bois dessus).

Je fais en sorte de bien serrer l’ensemble en un seul bloc pour que ça reste le plus plat possible. Aussi, non visible ici, mais j’ai provisoirement fait tenir les planches sur les tasseaux avec des agrafes murales.

Le fond et le couvercle sont en train de sécher, serré avec des serre-joint.

Le fond et couvercle sont désormais collés, j’en profite pour tester la forme globale de l’étui en faisant reposer les faces sur les coins.

Après séchage et retrait des serre-joint, test d'assemblage avec les tasseaux qui formeront les coins de la boite. Vue de profil qui permet de voir la structure.

Même disposition, mais vue d'au dessus.

Et avec le synthé histoire de voir. Et ça rentre !!

Même disposition, mais avec le synthé placé à l'intérieur, permettant de voir que l'instrument rentre sans problème

(suite…)

La Pierre

Aucun commentaire • Expédié le 14 juillet 2025 à 13:40 dans MétéoPaysage

45ème Rencontre Nationale d’Infoclimat – 3ème Jour

Je déciderai de me reposer ce jour-ci, car mon corps est criblé de courbatures, et il faut se dire les choses : les jours où je pouvais enchaîner les randonnées sont derrière moi. Mon corps n’est définitivement plus habitué à de telles marches.

Qu’à cela ne tienne, je veux quand même aller voir cette curiosité locale qu’est : la Pierre Branlante. Oui allez-y, rigolez un bon coup 🙂

Cet endroit culmine à 672m. Soit encore plus haut que le Mont Puget de Marseille. Ce qui est balèze. Il offre aussi apparemment une vue remarquable sur tout le Sud Haute-Vienne, voire même au delà.

Je prends donc la voiture et en solo, je rejoins le chemin qui me rapprochera le plus de la fameuse pierre.

Traversée de la forêt de sapins, dans un paysage qui -pour moi- évoque solidement les Vosges.

Une forêt de sapins qui présentent de longs et parfaitement rectilignes troncs, jusqu'à perte de vue. Le bleu du ciel est discernable entre les branches.

Vue assez similaire, mais verticale, pour mettre en avant la parfaite verticalité de ces dizaines de toncs de sapins.

Et puis j’arrive au point de vue. Et quel point de vue !

Près du sommet, sur des rochers de granites, la vue porte très loin et montre un paysage varié de forêts, de bosquets et autres clairières. L'horizon qui s'enfonce dans la brume ondule doucement, sous un ciel ponctué de cumulus dans un fond bleu roi et un Soleil insolent

De la même manière que le font les rovers martiens, après une vue contextuelle, je fais d’abord un panorama à large champs. La fameuse pierre qui est censée être branlante (non mais arrêtez de rire là, maintenant, tout de suite, cancel culture tout ça) et visible à gauche.

Vue presque identique, un peu plus large car panoramique

Panorama à plus haute résolution, Mastcam-100 comme j’aurais pu dire par le passé. Il se passe plein de choses dans ce paysage, et j’aimerai produire une nomenclature de tout ça. Mais je n’arrive plus à retrouver ce site web formidable qui permettait d’identifier des reliefs peu importe l’endroit.

Panorama très serré sur l'horizon, offrant une vue extrêmement détaillée ce qu'y s'y trouve, avec des collines multiples, beaucoup de végétation, forêts, clairière, et maison diverses, toutes petites, telles des maquettes dans un diorama

Vue haute-résolution (10 Mo)

Photo sous la pierre. Finalement, ça branle pas tant que ça (excusez-moi je vous en prie).

Photo prise sous la fameuse roche branlante, qui est assez plane en dessous, sur un large point de contact. Quelques fougère à la base et au fond le paysage lointain.

Je prends en photo au zoom maximum cette lointaine colline qui n’aura de cesse d’attirer mon regarde. Celle-ci n’est certainement pas en Haute-Vienne.

Zoom maximum sur une colline lointaine en particulier, au sommet plat, barrée par d'autres collines au premier plan

Le ciel et la lumière étaient extraordinaire.

Vue mettant en avant le ciel, qui occupe la quasi totalité de l'image, avec des cumuls, du ciel bleu et le halo solaire qui dépasse en haut.

Je finis par quitter ce lieu, non sans une dernière photo. C’était pas mal. Pas mal du tout !

Des branches et un tronc d'arbre font office de cadre pour cette photo montrant le paysage et sa vue impressionnant. Des rochers granitiques achèvent de former ce cadre en bas de la photo

Je terminerai mon séjour comme je l’avais commencé : dans la piscine. J’en profite autant que possible car le jour suivant, la route, le chemin de retour. Qui sait combien d’années se passeront avant que je puisse de nouveau participer à une rencontre nationale d’Infoclimat ?